Le samedi 4 juillet 2026, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place du Capitole à Toulouse pour répondre à l’appel national en faveur d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles faites aux enfants et aux femmes. Cette mobilisation s’inscrivait dans une journée d’actions organisée dans près de 80 villes partout en France.
L’association Delete Incest était présente aux côtés de nombreuses victimes, familles, parents protecteurs, professionnels, militants, organisations syndicales et associations engagées dans la protection de l’enfance.
Cette manifestation faisait suite aux trois rassemblements organisés les lundis précédents devant le Tribunal judiciaire de Toulouse, dans un contexte de forte émotion suscité par l’affaire Lyhanna, devenue le symbole des défaillances persistantes dans la prévention et le traitement des violences sexuelles faites aux enfants.
« Pour Lyhanna, on n’oublie pas ! »
Tout au long du rassemblement, un slogan a résonné sur la place du Capitole :
« Pour Lyhanna, on n’oublie pas ! »

Une minute de silence a été observée en hommage à cette enfant, avant que la foule ne réaffirme sa volonté de voir enfin émerger de véritables réponses politiques face à l’ampleur des violences sexuelles en France.
Les prises de parole se sont succédé pour rappeler que derrière chaque affaire médiatisée se cachent des milliers d’autres victimes dont les dossiers restent invisibles, souvent classés sans suite ou abandonnés faute de moyens suffisants.
Une mobilisation contre l’impunité
Au fil des discours, plusieurs thèmes sont revenus avec force :
- la nécessité d’écouter la parole des enfants ;
- le besoin d’une véritable protection des victimes pendant les enquêtes ;
- le manque de moyens de la justice ;
- la formation des professionnels ;
- la prise en compte des réalités de l’inceste et des violences intrafamiliales ;
- la situation des parents protecteurs souvent discrédités lorsqu’ils alertent les autorités ;
- la lutte contre l’impunité des agresseurs.
Beaucoup de participants ont également rappelé un chiffre insupportable :
160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France.
Dans la majorité des cas, les violences sont commises par une personne connue de l’enfant, souvent au sein même de son environnement familial ou proche.
Une loi intégrale pour changer de paradigme
Au cœur de la mobilisation se trouvait une revendication commune : l’adoption rapide d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles.




Portée par une large coalition d’associations féministes et de protection de l’enfance, cette proposition vise à sortir d’une logique de réponses fragmentées pour mettre en place une politique globale articulée autour de plusieurs piliers :
- la prévention ;
- l’éducation ;
- le repérage précoce des violences ;
- l’accompagnement médical et psychologique des victimes ;
- l’amélioration du parcours judiciaire ;
- la protection effective des enfants ;
- la lutte contre la récidive ;
- la réparation des préjudices subis.
Cette approche s’inspire notamment de modèles déjà mis en œuvre dans d’autres pays européens.
Une présence politique encore trop discrète
Parmi les personnalités présentes, nous avons notamment remarqué la présence du député François Piquemal, venu apporter son soutien à la mobilisation.
En revanche, peu d’élus locaux ou nationaux étaient visibles sur la place du Capitole alors même que les violences sexuelles faites aux enfants constituent un enjeu majeur de santé publique, de justice et de protection de l’enfance.
Cette faible représentation politique interroge alors que les associations, les victimes et les familles ne cessent d’alerter sur l’urgence de la situation.
Continuer à se mobiliser, rdv le 06/07/2026 à 18h
La mobilisation continue dès demain le 6 juillet 2026 à 18h devant le Palais de Justice

La manifestation du 4 juillet place du Capitole n’est qu’une étape dans un mouvement citoyen qui ne faiblit pas.
Face aux violences sexuelles faites aux enfants, face aux classements sans suite, face aux défaillances qui continuent de mettre des mineurs en danger, nous refusons le silence et l’inaction.
L’association Delete Incest sera à nouveau présente demain, lundi 6 juillet, à 18h devant le Palais de Justice de Toulouse, aux côtés des victimes, des parents protecteurs, des citoyens et des associations mobilisées pour la protection de l’enfance.
Nous appelons toutes les personnes qui souhaitent défendre les droits des enfants, soutenir les victimes et réclamer l’application d’une véritable loi intégrale contre les violences sexuelles à nous rejoindre.
Parce que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France.
Parce que la protection des enfants doit être une priorité absolue.
Parce que nous ne pouvons plus attendre.
📍 Rendez-vous lundi 6 juillet 2026 à 18h devant le Palais de Justice de Toulouse.
Ensemble, faisons entendre la voix des enfants.





















