Toulouse : après trois lundis de mobilisation devant le Tribunal, rendez-vous samedi 04/07/2026 à 11h, place du Capitole pour exiger une véritable protection des enfants victimes de violences sexuelles

08/06/2026 devant le palais de justice de Toulouse

Depuis plus de trois semaines en juin 2026, face à la mort de la petite 🖤Lyhanna 🖤,des militants, des victimes, des parents protecteurs, des élus de Toulouse métropole et plusieurs associations engagées dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants se rassemblent chaque lundi devant le Tribunal judiciaire de Toulouse.

L’association Delete Incest, aux côtés d’autres collectifs citoyens, était présente lors de ces mobilisations successives pour porter une parole devenue impossible à taire : celle des milliers d’enfants victimes de violences sexuelles dont les droits et la protection demeurent encore trop souvent bafoués.
Demain, la mobilisation se poursuivra place du Capitole à Toulouse, afin de rappeler que derrière chaque statistique se cache une enfance détruite, une famille brisée et un système qui, trop souvent, échoue à protéger les victimes.

Trois semaines de mobilisation devant le Tribunal de Toulouse

  • 22/06/2026 devant le palais de justice de Toulouse

Ces trois derniers lundis, les rassemblements organisés devant le Tribunal judiciaire de Toulouse avaient un objectif clair : dénoncer les dysfonctionnements persistants dans le traitement des violences sexuelles intrafamiliales et exiger des réformes immédiates.
Au fil des prises de parole, les témoignages de victimes devenues adultes, de parents protecteurs et de professionnels ont mis en lumière une réalité préoccupante :

  • des signalements qui ne sont pas toujours suivis d’enquêtes approfondies ;
  • des procédures particulièrement longues ;
  • des classements sans suite vécus comme une nouvelle violence par les victimes ;
  • des enfants parfois contraints de maintenir des liens avec la personne qu’ils dénoncent ;
  • des parents protecteurs fréquemment accusés d’instrumentalisation lorsqu’ils alertent les autorités.

Ces rassemblements ont également permis de rappeler que les violences sexuelles sur mineurs ne relèvent pas de faits isolés mais d’un phénomène massif qui concerne toute la société.

Une urgence nationale : 160 000 enfants victimes chaque année

En France, les estimations indiquent qu’environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles.
Dans l’immense majorité des situations, les auteurs ne sont pas des inconnus. Il s’agit le plus souvent d’un membre de la famille, d’un proche ou d’une personne exerçant une autorité ou une influence sur l’enfant.
L’inceste demeure l’une des formes de violence les plus difficiles à révéler et à faire reconnaître. La peur, l’emprise, la dépendance affective et les pressions familiales réduisent souvent les possibilités de parole des enfants.
Lorsque la parole émerge enfin, le parcours judiciaire et institutionnel reste encore trop souvent semé d’obstacles.

Les parents protecteurs : des lanceurs d’alerte trop souvent discrédités

De nombreux parents qui signalent des violences dénoncent une inversion des responsabilités.
Au lieu de voir leurs alertes examinées avec toute la prudence nécessaire, certains se retrouvent soupçonnés de manipulation, de conflit parental ou d’instrumentalisation de l’enfant.
Cette situation a des conséquences dramatiques. Elle peut conduire à minimiser les révélations de l’enfant et à fragiliser davantage encore les familles qui cherchent à le protéger.
Le principe devrait pourtant être simple : lorsqu’un enfant révèle des violences sexuelles, sa parole doit être accueillie avec sérieux, compétence et protection, sans préjugé ni stigmatisation des adultes qui l’accompagnent.

Pour l’application immédiate d’une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux enfants

Les associations mobilisées demandent l’application immédiate d’une politique globale et cohérente de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.

Cette loi intégrale repose notamment sur plusieurs axes essentiels :

1. La protection immédiate des enfants

Lorsqu’une suspicion de violences sexuelles existe, la priorité absolue doit être la protection de l’enfant durant toute la durée de l’enquête.

2. Une formation obligatoire des professionnels

Magistrats, policiers, gendarmes, travailleurs sociaux, médecins, psychologues et personnels de l’Éducation nationale doivent être formés aux mécanismes de l’inceste, de l’emprise et du psychotraumatisme.

3. La prise en compte des connaissances scientifiques

Les décisions judiciaires et administratives doivent s’appuyer sur les connaissances actuelles concernant les violences sexuelles et leurs conséquences sur le développement de l’enfant.

4. Un accompagnement spécialisé des victimes

Chaque enfant victime doit pouvoir bénéficier rapidement d’un accompagnement médical, psychologique, social et juridique adapté.

5. La fin de l’impunité

Les victimes et leurs familles demandent que les enquêtes soient menées avec tous les moyens nécessaires et que les classements sans suite ne deviennent pas la réponse systématique à des faits particulièrement graves.

6. Une véritable prévention

La lutte contre les violences sexuelles passe également par l’information des enfants, des familles et de l’ensemble de la société afin de mieux détecter les situations de danger et permettre une révélation plus précoce des violences.

Rendez-vous demain place du Capitole

Demain, place du Capitole, nous serons à nouveau présents pour rappeler que la protection des enfants ne peut plus attendre.
Nous serons là pour les victimes qui n’ont jamais été entendues.
Pour celles et ceux dont les dossiers ont été classés sans suite.
Pour les parents protecteurs qui continuent de se battre malgré les pressions et les accusations.
Et surtout pour les 160 000 enfants qui, chaque année, subissent des violences sexuelles en France.
Parce qu’un enfant doit être protégé avant tout.
Parce que la parole des victimes mérite d’être entendue.
Parce que l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants constituent une urgence absolue.

Rendez-vous samedi 04 juillet 2026 à 11h, place du Capitole à Toulouse. Mobilisons-nous pour que la protection des enfants devienne enfin une priorité nationale.

Un crime d’état: inceste paternel et torture institutionnelle en FRANCE.

En Avril la FRANCE a été examinée par le comité contre la torture des Nations Unies.
L’association INCESTICIDE à établit un rapport visant un ultime recours auprès des Nations-Unies pour interpeller les autorités françaises concernant ces graves manquements des institutions concernant l’inceste.

Vous pouvez visualiser le rapport soumis en amont et les pétitions correspondantes sur le site de l’association INCESTICIDE mais aussi en lien ci-après.

Retrouvez également les conclusions du comité U.N. contre la torture et notamment les point 32 & 33 concernant l’inceste en FRANCE.

Et pour approfondir ici tous les documents de références aux sessions sur le site officiel.

APPEL A TÉMOIGNAGES VICTIMES EN HAUTE-GARONNE !

L’Association DELETE INCEST, dont la déclaration à la Préfecture de la Haute-Garonne a été effectuée en date du 9 novembre 2024, lance un appel à témoignages en vue d’un prochain conseil.
Cet appel a pour but de rassembler les expériences rencontrées avec les Juges aux Affaires Familiales du Tribunal Judiciaire de Toulouse dans le cadre d’affaire faisant ressortir des viols incestueux et agressions sexuelles sur mineurs.

Vous pouvez nous transmettre votre témoignage soit à l’aide du formulaire ci-dessous soit en nous écrivant à l’adresse suivante: temoignage@deleteincest.org.

N’hésitez pas à décrire votre expérience durant les étapes judiciaires, mais aussi les rencontres avec l’ASE, l’UAPED… Vous pouvez diffuser massivement notre appel. C’est à vous !

160.000 Enfants !

« Le corps des enfants, le corps des femmes, négociables ou non négociables ? » Édouard Durand

Le constat est effroyable, appuyé désormais sur d’innombrables témoignages : 160 000 enfants sont sexuellement violentés chaque année en France… Elles sont là, à nos côtés, sous nos yeux, ces victimes, s’ajoutant à la foule des traumatisés d’un passé qui ne passe pas. Quel crédit la société porte-t-elle à ces voix de souffrance, lorsqu’elles ont osé se faire entendre ?
Le juge Édouard Durand, qui a dirigé les travaux de la Ciivise pendant trois ans avant de s’en voir retirer la charge, a observé les mécanismes de déni encore à l’œuvre dans la société. Il livre ici ses conclusions personnelles. Si, comme on l’entend encore trop souvent, « tout le monde savait », c’est que personne au fond ne voulait que ça se sache ; on préférerait que les victimes ne soient pas des victimes et que les criminels n’aient agressé personne. Mais entre l’impunité et la justice, il faut choisir. La parole des victimes doit être entendue sans arrière-pensée ; c’est là que tout commence, le premier geste non négociable de la protection de l’enfance. On ne pourrait aujourd’hui s’y soustraire sans créer un immense malaise.